The Cure, derniers voodoo smiles à la Nouvelle Orléans. Photos.

S’il existe une ville aux Etats-Unis où Halloween prend tout son sens, c’est sans doute à la Nouvelle Orléans. Marquée par des siècles d’histoire et de culture française, espagnole mais surtout caribéenne, la Big Easy de Louisiane entretient son image de capitale du vaudou. Les esprits et les fantômes continuent de hanter les rue du Vieux Carré. Les rites se perpétuent et semblent vouloir exorciser les nombreuses âmes qui déambulent toutes les nuits sur Bourbon street. Probablement la ville la plus pauvre du pays de l’Oncle Sam, l’ouragan Katrina de 2006 n’a fait qu’empirer les choses. C’est dans ce contexte un peu morose que le Voodoo Festival se tient depuis une quinzaine d’années en alliant plusieurs formes d’art et de musique. Plutôt axé sur des artistes nationaux, les têtes d’affiche sont, elles, souvent internationales. StreetGeneration a eu le privilège de se rendre sur place au début du mois pour assister au dernier concert en date du groupe The Cure.

Après une tournée triomphale des stades en Amérique du Sud au printemps, quelques festivals entre l’Asie et l’Amérique du nord durant l’été, Robert Smith et les membres de son groupe semblent avoir voulu profiter des derniers jours de soleil aux Etats-Unis avant une trêve hivernale. Des palmiers en plein centre-ville, une température particulièrement douce, la Nouvelle Orléans propose un cadre propice aux ballades et aux rêveries sur les bords du Mississippi. Des rêveries qui se sont poursuivies le soir même sur le site du festival pour le concert de The Cure. Le groupe, qui affiche plus de 35 années d’existence, nous a rarement déçus. Les festivals sont l’occasion de réentendre ses plus grands succès qui plaisent toujours à un public varié. De Friday I’m In Love, à The Lovecats, en passant par Just Like Heaven, Close To Me ou encore Boys Don’t Cry, Reeves, Jason, Roger, Simon et Robert font une nouvelle fois une démonstration de pro sans faute. La voix limpide du chanteur ensorcèle notre esprit, et on se surprend une nouvelle fois à vivre le concert aux grondements de la basse de Simon et aux riffs acérés de Reeves. On se laisse embarquer par les mélodies de Roger au clavier, et les rythmes énergiques de Jason. Le temps s’est arrêté. Et même lorsque Robert se met à jouer de la flûte sur un morceau inédit en live, Burn, on reste juste béat devant la prestation sans réaliser le caractère exceptionnel du moment. Au final, nous avons assisté à un peu plus de deux heures de show qui semblent s’être écoulées en un trop court instant.

De retour en ville, nous avons passé la nuit près de la tombe de Marie Laveau qui se situe dans le cimetière Saint Louis à invoquer l’esprit de cette ancienne prêtresse haïtienne. L’objectif étant qu’elle réussisse à influencer Robert Smith et lui donne envie de reprendre la route l’année prochaine avec quelques petites surprises pour les fans. Nous avons tenté également de lui proposer d’envoyer le groupe en studio, malheureusement sans trop de conviction. L’avenir dira !

William Soragna

Remerciements: R & Susan, the band, the Voodoo Festival

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William Soragna conjugue sa passion pour la musique et son talent de photographe pour illustrer les articles de Freakshow magazine.

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