I Like Trains, L’interview.

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Une interview de I Like Trains, quelques minutes avant un set  au micro d’Emmanuel Stranadica.

L’atmosphère régnant sur votre second album ‘He who saw the deep’ est assez apaisée en comparaison de la noirceur du premier album. Ce disque sonne cependant comme Iliketrains mais sans l’oppression du précédent opus. Que s’est-il passé ? Guy Bannister : Nous voulions que ce disque sonne un peu différemment de ce que nous avions sorti auparavant, mais nous voulions garder une certaine similitude dans l’écriture des morceaux. Nous avons travaillé pour que la reverbe des guitares soit différente de celle que nous avions auparavant. Alistair Bowis : Nous ne voulions pas laisser respirer les gens qui nous écoutent, garder cette intensité qui nous caractérise. A mon sens, c’est un disque qui reste très sombre mais qui semble peut-être moins arrogant.

Il y a davantage de cordes sur cet album. C’est quelque que vous désiriez impoer sur ce nouveau disque ? G.B. : Tout a fait. Les cordes sont beaucoup plus présentes ici et ont pris la place de la reverbe des guitares. Le son est plus clair, il y a bien moins de distorsion. L’énergie du disque d’une manière générale est beaucoup plus calme que sur ‘Elegies to lessions learnt’.

A.B. : Je pense que la voix de David n’a pas changé par rapport au premier album. Elle est toujours très intense et peut-être même marque davantage les esprits avec le côté plus calme de ce disque.

A côté des changements notables évoqués précédemment, le mot ‘death’ n’apparaît dans aucun titre de l’album, alors que sur son prédécesseur ‘Death is the end’ clôturait le disque. Cela sous-entendrait-il que le fait de vieillir en tant qu’être humain ou en tant que groupe adoucirait les rapports à la vie ? A.B. : Peut-être que nous nous sommes montrés trop proche de la mort et nous avons essayé de nous en éloigner.

G.B. : L’énergie était très particulière sur le premier album. Le symbole de l’arbre noir et sans feuilles sur la pochette pouvait éclairer sur le contenu du disque. Les échecs souvent tragiques de la vie nous ont beaucoup influencés à nos débuts. Sur le nouvel album, il y a moins de rapports spécifiques à des histoires personnelles. A.B. : C’est tout de même un disque relatif à la fin du monde, mais c’est certainement moins évident sur cet album. (Rires)

Avoir osé finir le premier album par ‘Death is the end’, il fallait oser, non ? Vous pensez vraiment que la mort c’est la fin ? G.B. : Non, nous ne le pensons pas. C’était une blague. Nous voulions nous éloigner de cela sur ce second album.

Pouvez vous nous expliquer ce que signifie la chanson ‘A divorce before marriage’ ? C’est assez étonnant, d’habitude c’est plutôt l’inverse, vous ne croyez pas ?

G.B. : C’est un peu difficile à expliquer parce que c’est David qui a écrit les paroles et il n’est pas avec nous pour l’interview. Cette chanson fait référence à la séparation entre l’Inde et le Pakistan. Il y a toutes ces histoires de groupes ethniques qui continuent de fonctionner de la même manière alors que la séparation entre les deux pays est effective. De ce fait, il y a bien un divorce avant un mariage si tu vois ce que j’entends par là.

‘Sea of regrets’ est, je pense, mon titre préféré de ce nouvel album. C’est un morceau très calme et magnifique. Est-ce que vous considérez que c’est un morceau parmi tant d’autres ou est ce que cela pourrait bien faire partie de la nouvelle direction dans laquelle vous aimeriez continuer à suivre ?

A.B. : Nous avons sorti ‘Sea of regret’ comme premier single de l’album, car nous considérions que cela constituait une réelle démonstration de l’ambiance dans laquelle nous avions évolué.

G.B. : Ce titre est en effet très représentatif de ce que nous sommes en train de devenir. L’énergie a changé et nous considérons que Iliketrains sonne vraiment de cette manière aujourd’hui. Il y a un certain fossé entre ‘Elegies to lessons learnt’ et ‘He who saw the deep’ . S.G. : Avec cette évolution, est-ce toujours une évidence pour vous de jouer d’anciens titres sur scène ? G.B. : Oui, d’ailleurs nous jouons d’avantage de morceaux du premier mini album (‘Progress reform’) que de notre premier véritabel album ‘Elegies to lessons learnt’. Curieusement les morceaux semblent bien mieux s’adapter à ceux du nouvel album. Nous jouons principalement ‘Spencer Perceval’ et ‘The voice of reason’ du premier album.

A.B. : Oui, nous n’en jouons pas d’autres, mais il est possible qu’avec le temps, certains morceaux délaissés reviennent dans les setlists.

A propos de la pochette, il y a une véritable opposition entre le côté ténébreux du premier disque avec sa pochette très noire, et celle du nouveau disque qui est blanche. G.B. : C’était quelque chose de voulu. Pour le premier album et les singles qui en ont été extraits, les pochettes étaient réalisées par Ashley Dean, qui a quitté le groupe depuis. Nous voulions avec le nouveau son du disque nous éloigner de ce concept. Le côté très sombre des anciennes pochettes nous a immédiatement donné l’envie de réaliser l’opposé, en l’occurrence une pochette blanche. Blanche et assez minimaliste, c’était vraiment ce que nous recherchions. Nous espérons que la pochette est assez significative du contenu de ce nouvel album.

Vous avez mis à disposition sur internet en téléchargement gratuit, une reprise de ‘Last Christmas’ de Wham. Il y a deux ans vous aviez sorti un EP ‘The Christmas tree ship’. Noël représente quelque chose d’important pour vous ? G.B. : ‘The Christmas tree ship’ n’est pas un disque typique de Noel. Nous aimions le titre mais ce n’est pas véritablement un disque concept.

A.B. : L’année dernière sur le site internet, il y avait une sorte de calendrier de l’avent jusqu’à la date de Noel. Aussi cette année pour changer de registre, mais en restant dans l’esprit de Noel, on nous a demandé de faire une reprise.

Pourquoi ce choix spécifique ?

A.B. : C’est la meilleure des chansons de Noel ! (Rires) Nous l’avons un peu modifié au niveau des paroles et nous l’avons un peu assombri.

Vous avez fait la première partie des Sisters of Mercy. Vous en gardez un souvenir particulier ?

A.B. : Nous avons fait la tête d’affiche d’un festival gothique grâce à eux. (Rires). On se considère assez sombres mais pas gothiques ! G.B. : Ca a permis au public venu voir les Sisters Of Mercy de nous découvrir. S ans eux, nous serions toujours des inconnus pour leurs fans.

Vous êtes de Leeds. Vous n’avez jamais fait une reprise d’un des groupes les plus célèbres de cette ville : The Wedding Present ? G.B. : Il ne faut jamais dire jamais. ‘Last christmas’ est la première reprise que nous avons faite dans notre carrière. Nous ne sommes pas vraiment un groupe à reprises. Mais rien n’est impossible. Quel morceau voudrais tu que nous reprenions ?

‘Brassneck’. A.B. : J’ai un peu honte car je les connais très peu. Mais je vais écouter, je te le promets. (rires)

Quels sont les projets de Iliketrains pour l’année prochaine ?

G.B. : Nous voulons écrire le nouvel album. Il y a eu beaucoup trop de temps entre ‘Elegies to lessons learnt’ et ‘He who saw the deep’ (trois ans). Nous ne voulons plus attendre aussi longtemps pour sortir un nouveau disque. Nous devons aussi participer à pas mal de festivals. Nous espérons revenir en France également.

Emmanuel Stranadica . 

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Mauro Melis est co-fondateur et rédacteur en chef du site Freakshow Magazine. Lui-même grand passionné de photographies de concerts, il n'hésite pas à partager quelques galeries d'image de temps à autre sur ce site.

Website: http://wwww.mauromelis.fr

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