Phantogram donne de la voix à la Maroquinerie.

Absent d’une scène parisienne depuis un peu plus de deux ans, Phantogram retrouvait hier soir la salle de la Maroquinerie pour un concert unique en France. Auteurs d’un nouvel album, ‘Voices’, pas encore disponible chez nous, les américains démarraient leur tournée européenne par un premier concert dans la capitale.

Mais avant de pouvoir s’enivrer des nouvelles productions sonores des New Yorkais, ce sont les anglais de Kins qui ont chauffé la salle. On peut d’ailleurs leur tirer notre chapeau, car au-delà d’être un groupe totalement inconnu ici, le groupe a joué pendant une bonne demi-heure sous les yeux d’une grosse trentaine de personnes, incluant Sarah Barthel de Phantogram. Adeptes d’un rock progressif et aérien, le quatuor britannique s’est appliqué pendant la demi-douzaine de chansons qu’ils ont délivrées. Le timbre aigu de Thomas Savage s’engouffre à merveille sur des mélodies aux guitares mélancoliques saupoudrées de nappes synthétiques. Pour leur tout premier concert parisien, le jeune groupe, auteur d’un premier album, suscita bon nombre d’applaudissements mérités. Nous les retrouverons avec plaisir à l’occasion de leur prochain passage en France.

 La température commence ensuite à sérieusement grimper dans la Maroquinerie. Il faut dire que celle-ci, à défaut d’être pleine, s’est sacrément remplie. Les américains nous feront patienter jusqu’à 21h10 avant de rentrer sur scène et d’attaquer leur concert avec ‘Nothing but trouble’, plage d’ouverture de leur nouvel effort. Le duo, augmenté d’un batteur et d’un clavier/guitariste/bassiste pour la scène, déverse un son électro rock puissant et l’audience est instantanément conquise. Sarah chante juste. Sa voix rappelle à certains moments celle de Toni Halliday, la chanteuse de Curve. Josh Carter, son acolyte, s’agite sur sa guitare et apporte également une contribution vocale. La belle brunette joue de son charme à coups de mouvements capillaires en dansant sur les rythmes bien appuyés par la batterie. Si le nouvel album n’est pas encore disponible en France, c’est un public de fans qui était présent dans la salle hier et qui a vivement réagi lors de replongées dans le répertoire du premier album de Phantogram. Ainsi ‘Running from the cops’ et ‘As far as I can see’ produisent leur effet. D’autant que les versions live s’avèrent plutôt réussies et gagnent en consistance sur scène.

Les deux membres principaux du groupe ne restent pas inactifs sur scène. Sarah continue à bouger, danser, tandis que Josh se tord souvent dans des mouvements saccadés avec sa guitare. Ils échangent même leur place sur scène le temps de ‘The day you died’, pendant lequel le guitariste s’amuse avec une machine électronique. L’interprétation du single ‘Fall in love’ remporte un joli succès dans la salle, mais celui-ci n’est rien comparé à la réaction du public au tube ‘When I’m small’, sonnant par là la fin de leur concert.  Un rapide détour par les loges et le groupe revient pour un rappel de deux titres. Le concert se concluant définitivement avec une version étendue de ‘Celebrating nothing’. Une heure de concert de belle facture pour les américains, laissant le public repartir le sourire aux lèvres.

Setlist Phantogram:

Nothing but trouble

Running from the cops

As far as I can see

Black out days

Turning into stone

Bad dreams

Don’t move

The day you died

Fall in love

When I’m small

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Mouthful of diamonds

Celebrating nothing

Texte: Emmanuel Stranadica
Photos: William Soragna

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William Soragna conjugue sa passion pour la musique et son talent de photographe pour illustrer les articles de Freakshow magazine.

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