Jay-Jay Johanson exhale son Opium au Café de la Danse.

Parmi les derniers concerts de cette saison, Freakshow Magazine a retenu celui de Jay-Jay Johanson au Café de la Danse. Ses compositions qui exhalent un doux parfum d’amour et de nostalgie, nous séduisent depuis le début de sa carrière. Le suédois est un artiste tendre et souriant, et son public parisien est resté très fidèle. Après un rendez-vous manqué avec le concours de l’Eurovision en 2013 (ndlr avec le titre Paris), Jay-Jay nous revient avec un nouvel album intitulé Opium qui s’inscrit dans la veine de ses premiers opus. Rythmes trip hop, mélodies au piano, quelques sons d’harmonica et de trompette, servent de socle aux textes emprunts de spleen du chanteur.

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Le concert s’ouvre sur une agréable surprise avec John And The Volta. Assez déstabilisés durant les premières minutes, par la voix singulière du chanteur perchée dans les aigus, nous sommes rapidement tombés sous le charme. Le début du set est marqué par une présence importante de synthés et de percussions. Mais au fil des morceaux, la prestation se métamorphose. Une guitare électrique, puis une basse, puis deux guitares, se mêlent aux sons électro avec harmonie. Le concert subit une véritable mutation et le chanteur prend alors son envol. Malgré une lumière pas toujours très élégante: spots larges verts pâles et fins faisceaux verticaux blancs, la prestation des bordelais reçois un très bon accueil de la part du public. Les applaudissements particulièrement nourris et touchants sur le dernier morceau nous donnent encore un peu plus d’émotions.

Le Café de la Danse est maintenant comble.

Le public se lève et se masse devant la scène à l’arrivée de Jay-Jay Johanson. Il est une nouvelle fois entouré de ses fidèles batteur et pianiste. C’est seulement après quelques minutes de douceur avec un premier morceau, que nous décryptons enfin les inscriptions sur son sweatshirt. Il s’agit en fait de l’intégralité de la set-list de la soirée! C’est un extrait de son nouvel album I Love Him So qui sert d’introduction. Évidemment, le public est immédiatement conquis. Même si la voix vacille parfois, le chouchou des français reçoit une ovation. Nous-mêmes, fans de la première heure, sommes touchés de nous retrouver face à lui, et nous prenons du plaisir à réécouter des standards comme I Want Some Fun, Tomorrow, ou encore le célèbre Far Away. D’autres morceaux plus récents nous touchent un peu moins, c’est le cas d’un extrait de l’album précédent Mr Fredrikson. She Doesn’t Live Here Anymore est en revanche magistral. Difficile de ne pas succomber aux mélodies, aux rythmes parfois lourds qui se marient si bien avec la légèreté du piano. Jay-Jay nous parait plus à l’aise que d’ordinaire derrière le micro, même s’il a toujours tendance à s’éclipser quelques minutes derrière la batterie côté cour, ou derrière le piano côté jardin quand il n’y a pas de parties chantées. De bout en bout, la prestation est parfaite. Nous ne voyons pas le temps passer, et le public reste comme hypnotisé devant la scène à la fin du concert. Le suédois a un programme plutôt zen cet été, il sera de retour en France pour une tournée en octobre prochain.

William Soragna
Remerciements: Kalle L.S. @ Pitch and Smith, Mathieu B. @ Café de la Danse

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William Soragna conjugue sa passion pour la musique et son talent de photographe pour illustrer les articles de Freakshow magazine.

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