Le groupe Slaves secoue La Maroquinerie. Photos.

Combien de fois vos amis vous relatent une excellente soirée passée en compagnie d’un excellent groupe dont vous n’avez jamais entendu parlé : « Ce groupe est fantastique, ne les rate pas lors de leur prochain passage à Paris, tu vas te régaler! ». La curiosité aiguisée, vous découvrez que ce groupe vient d’être couronné par la BBC, et a obtenu une nomination au Mercury Prize cette année. Et voici comment nous nous sommes retrouvés à la Maroquinerie pour assister à un concert épique des anglais de Slaves. Le groupe est en tournée depuis quelques temps pour présenter son tout premier album paru en juin dernier. Freakshow Magazine vous propose de partager avec vous quelques impression sur ce que certains appellent déjà un phénomène .

_DSC4264Introduction royale.
Spring King est la première bonne surprise de la soirée. Le groupe était attendu de pied ferme par quelques fans venus exprès pour eux. C’est vrai que les mancuniens ont du charme à revendre. Ils officient dans un style pop-punk, bien construit, plutôt lisse, qui manque peut-être un peu d’aspérité et de folie. Les quatre membres sont assez statiques sur scène, et cela manque un peu de générosité à notre goût. Cela n’empêche pas Tarek Musa, le batteur-chanteur, de tirer son épingle du jeu, et d’emporter largement la mise au près du public de la Maroquinerie. La setlist reste trop courte pour nous laisser le temps de nous faire une véritable opinion. Allez découvrir le groupe sur le site de Spring King.

_DSC5348Excitations dans la fosse.
Décidément c’est la soirée des chanteurs-batteurs. Mais cette fois dans un style radicalement différent. Contrairement à Tarek Musa qui jouait assis, avec le micro par côté, Isaac Holman, lui, est debout et face au public. La puissance n’est pas la même non plus, il envoie des coups de semonces à chaque frappe, le public ne s’y trompe pas et se déchaîne dès le premier morceau. Amusant de constater l’inefficacité du service d’ordre qui avait décidé de créer une zone de sécurité artificielle entre le public et la scène. Complétement dépassés après 10 secondes, et malgré leur insistance à vouloir jouer les cowboys, ils finissent par jeter l’éponge sur la demande des roadies et managers du groupe.
Dans le public c’est le chaos, et les pogos s’enchainent sans répit. Virilité exacerbée qui respecte les personnes, mais qui n’épargne pas nos genoux qui ont sacrément morflé sur le devant de la scène. En réalité, nous avons littéralement passé plus de temps couché sur la scène que debout parmi le public. La température grimpe rapidement, et c’est torse nu que le batteur entame le deuxième morceau.
Niveau musique, ça tabasse, et c’est de la pure énergie qui est communiquée au public. Batterie aux rythmes binaires et guitare électrique pour un son souvent proche du punk. C’est maintenant au tour du guitariste, Laurie Vincent, de quitter son tee-shirt. Ce dernier ne se prive pas de faire du crowd-surfing à plusieurs reprises dans la fosse de cette salle qui s’y prête si bien. Les deux protagonistes finissent donc torse-nu pour la plus grande joie des uns et des autres !
Pour notre première expérience, ce fut une soirée remarquable à tout point de vue, et nous acceptons avec plaisir de devenir de nouveaux esclaves volontaires du groupe! En attendant le prochain concert, nous vous invitons à découvrir le groupe sur le site officiel.

En mémoire de Thomas Duperron.

William Soragna

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William Soragna conjugue sa passion pour la musique et son talent de photographe pour illustrer les articles de Freakshow magazine.

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