The Twilight Sad, un world tour avec The Cure. Photos.

Une des particularités du groupe The Cure en tournée est de choisir avec un talent notable leurs premières parties. D’Interpol à And Also The Trees, en passant par Crystal Castle, Mogwai ou encore Muse, rares sont les groupes qui ne se sont pas affirmés sur la scène internationale depuis. Cette année Robert Smith a proposé à un groupe écossais, The Twilight Sad, de les accompagner sur les routes d’une tournée mondiale. Un choix plutôt judicieux, étant donné l’accueil que ce groupe à reçu de la parts des fans de The Cure durant la première partie de la tournée qui a déjà eu lieu aux USA. Robert Smith lui-même s’est déclaré « a huge fan » de James Graham et de sa bande. Les écossais ont indéniablement une affinité particulière avec The Cure. Ils ont d’ailleurs eu le privilège de pouvoir travailler avec Robert Smith auparavant. Ce dernier avait en effet accepté de poser sa voix sur une cover d’un de leurs morceaux There’s A Girl In The Corner issu de leur dernier album Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave paru en 2014.

Avec notamment Andy MacFarlane aux guitares, Mark Devine à la batterie et bien sûr James Graham au chant, The Twilight Sad est loin d’être inconnu sur la scène européenne. Le groupe tourne depuis une petite dizaine d’années déjà, et a marqué nombre de spectateurs par son empreinte musicale si sombre et extatique. Les autres atouts du groupe sont probablement la présence cathartique de James, son accent de Glasgow si brillamment assumé, et cette transe dans laquelle il entre dès son arrivée sur scène. Avec 4 albums pour bagage, The Twilight Sad a donc entrepris un véritable tour de force qui les a amenés à jouer sur des scènes mythiques comme celles du Madison Square Garden à New York ou celle du Hollywood Bowl de Los Angeles, devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à chaque fois.

_DSC6079Premier contact.

Après les avoir rencontrés à Paris lors d’un concert en première partie de The Editors en 2015, nous savions quant à nous à quelle sauce les Ecossais allaient croquer les fans de The Cure. Et nous avons d’ailleurs pu les suivre sur un certain nombre de dates américaines avec une réelle ferveur, emportés par cette fraîcheur, cette authenticité sur scène, ce torrent d’émotions que seuls les grands savent partager. Et The Twilight Sad est grand. Dallas, El Paso, Chula Vista, New York, Miami, comptent parmi quelques concerts mémorables offrant une setlist renouvelée chaque soir. La communauté des fans de The Cure sur place s’est vite appropriée le groupe et l’a accueilli concerts après concerts avec plus d’enthousiasme, mais aussi de frustration à cause de prestations souvent trop courtes, première partie oblige.

_DSC4356Concert exclusif à New York.

Ceci nous a d’ailleurs conduit à nous rendre dans un petit club mythique de New York, le Bowery Ballroom, pour assister à un « vrai concert » de The Twilight Sad en juin dernier, avec 15 titres offerts à des spectateurs rassemblés dans une fosse en délire. Une heure trente de mots et d’émotions, d’accent à couper au couteau, de danse extatique de James Graham, c’est ce que nous a offert le groupe ce soir-là avec une rare générosité et authenticité. Jusqu’à la dernière date américaine, ils partageront leur univers sombre avec nous, indifférents à la chaleur, la fatigue, et la dimension impressionnante des salles US.

Madison Square Garden setlist: Cold Days from the Birdhouse, Last January, Reflection From the Television, Alphabet, It Never Was the Same, There’s a Girl in the Corner, The Wrong Car from the Birdhouse, Last January, Reflection From the Television, Alphabet, It Never Was the Same, There’s a Girl in the Corner, The Wrong Car.

 Bowery Ballroom setlist: Reflection of the Television, Last January, That Summer, At Home I Had Become the Invisible Boy, Don’t Move, In Nowheres, Alphabet, I Could Give You All That You Don’t Want, Seven Years of Letters, Cold Days From the Birdhouse, It Never Was the Same, I Became a Prostitute, Nil, The Wrong Car, There’s a Girl in the Corner, And She Would Darken the Memory

 

Photos prise lors de la tournée américaine en première partie de The Cure (El Paso, Chula Vista, New York et Miami).

Texte: Mauro Melis
Photos: William Soragna

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William Soragna conjugue sa passion pour la musique et son talent de photographe pour illustrer les articles de Freakshow magazine.

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