ROCK EN SEINE 2016. Brigades rock, canicule et gardes républicaines. Photos.

ROCK EN SEINE. 26, 27, 28 août 2016.

Il ne fait pas chaud. Il fait torride. Le soleil cuit la France depuis déjà 3 jours et Rock en Seine va connaître une météo sans pareille depuis sa création, voilà 15 ans.
Si le Parc National de Saint-Cloud et ses peupliers constituent une promesse ombragée pour un week-end de grosses chaleurs, ce n’est pas une raison suffisante pour aller suer, avaler de la poussière et parcourir 70 km en trois jours sous une orbite un tantinet trop proche de celle du soleil. Il doit y avoir autre chose… Oui, mais quoi ? C’est, en substance la question que se posent, parfois avec sarcasmes et pour alimenter des chroniques acides, certains journalistes qui, lassés ou trop branchés pour les festivals mainstream font la fine bouche quand vient la fin août en Île de France.

_dsc6521Un festival aux portes de Paris
Jusqu’en 2015, les trois festivals rock les plus importants de la région avaient lieu dans la même zone géographique ; Parc national de Saint-Cloud pour Rock en Seine, Hippodrome de Longchamp pour Solidays et Jardins de Bagatelle pour We Love Green. Depuis 2016, We Love Green ayant déménagé à Vincennes, le détente Est / Ouest est en marche. Desservi depuis le métro pont de St Cloud (ligne 8) et le tram 2, le parc national de St Cloud voit, cette année ses accès routiers et son périmètre immédiat totalement fermés à la circulation automobile, mesures anti-terrorisme obligent. Le déploiement policier est impressionnant et les fouilles renforcées. Des mesures d’état d’urgence qui en rassurent beaucoup, mais qui en étonnent certains ; d’autres festivals ont eu lieu en France cet été et se sont parfaitement déroulés, sans armes ni violences…

Pour qui ?
Pour les résidents d’île de France – le festival se tenant aux portes de Paris – mais pas que. Avec un camping qui ne désemplit pas, d’année en année, Rock en Seine attire des festivaliers de la France et de l’Europe entières. Pour les 110 000 festivaliers de cette année, de 7 à 77 ans (Iggy Pop jouant les guest star de 69 ans) qui vont se croiser durant ce dernier week-end d’août, Rock en Seine assure une programmation éclectique et transgénérationnelle et offre même un mini Rock en Seine et une garderie aux plus petits et à leurs parents rockeurs.
Pour une population un peu trop CSP+, parfois, même si les tarifs bénéficient dorénavant de réductions chômeurs ou jeunes.

Pour quoi ?
Pour les trois jours de concerts non stop. Du vendredi 16h au dimanche 23h30, pas moins de 90 concerts dispersés sur quatre scènes (sans compter la scène Île de France) et qui balaient tous les styles de rock. Du plus abrupt avec Sum 41, au plus éthéré avec Sigur Ros jusqu’au plus engagé avec Massive Attack.
Pour le domaine du Parc de St Cloud qui, un week end par an se charge de tonnes de pains en tous genres, de viandes, de riz, de pâtes, de churros…de dizaines de milliers de litres de bières et de ses inévitables stands de merchandising proposant tee shirt et autres tote bags aux couleurs des groupes du jour.
Pour la météo de cette année 2016, caniculaire les deux premiers jours et seulement estivale le dernier, soulevant dans le sillage d’une foule courte vêtue des nuages de poussières qui piquent les yeux et agacent les photographes.

_dsc1927FISH AND CHIPS
Pour le premier jour du Rock en Seine, les britanniques sont à l’honneur.
Ce qu’il ne fallait surtout pas rater le vendredi 26 août :
La première salve est tirée par le duo, Slaves en ordre de bataille dès le le milieu d’après midi sur la scène Pression Live avec son rock trapu symbolisé par le titre Cheer Up London.
Le concert attendu et en apesanteur de la formation psychédélique d’Anton Newcombe, The Brian Jonestown Massacre qui suivit sur la scène de la Cascade sous un soleil de plomb, la délicatesse de ses cordes et de sa flûte sur Servo et son infini solo de clôture sur le titre, Yeah Yeah.
Le blues rock couillu de Clutch, riffs et barbe à la ZZ Top compris.
Les reprises de chansons éternelles signées Damian JR Gong Marley rendant hommage à son père sur, No Woman No Cry que le public, danseur immobile immortalisera de ses chœurs gagnant de l’altitude dans des vapeurs de ganja.
Le show solo du multi-instrumentiste, Jack Garratt, au meilleur de sa forme sur, Le Prince de Bel Air ou Fire.

_dsc3287Le chapiteau de la Région Île de France, partenaire de Rock en Seine qui, depuis ses débuts promeut une « avant scène » de qualité et locavore avec la verve socio-politique et les sonorités exotiques de DjeuhDjoah & Lieutenant Nicholson.
La grande scène, imposante d’une foule sans ombre qui délivrera l’électro rock de Two Door Cinema Club et le revival de la pop song US nappée de sonorités Mods au travers des deux charismatiques leaders de The Last Shadow Puppets accompagnés d’un quatuor à cordes et aussi maniérés qu’un playboy anglais dans un bordel chinois.

_dsc4458Ce dont on pouvait se passer (de toute façon, on ne peut pas être de partout!) :
Le show laqué et les influences charleston et années folles, mille fois ressuscitées par nombre de formations « rétro » des Caravan Palace sur la grande scène. Toujours sur la grande scène, les onomatopées Musifiantes de Bastille et son rock glucose sirupeux.
Dansant, mouvant, parfois énergisant…le énième set des Birdy Nam Nam qui tentent, depuis leurs débuts de faire oublier les loop et les samples de leurs titres pour passer pour un vrai groupe de musique alors qu’ils ne sont « que » des (bons) DJ.
L’électro pop de Flavien Berger dont le look et la coupe rappellent, de loin, ceux de Julien Doré.

_dsc6976UN SAMEDI AU RALENTI
Samedi 27 août : il fait toujours aussi chaud !
Couchés tard et donc en retard. Ça tombe bien, le samedi est la journée la plus creuse en terme de programmation cette année et il est difficile de ne pas opter pour la version « buller une bière à la main » et de se motiver à pratiquer les 25 km quotidien de ce marathon du rock.

Ce que vous ne pouviez pas rater, néanmoins :
Il paraît que Grand Blanc, empruntant un TGV Marseille Paris la veille a foutu le bordel au wagon bar et pris possession du micro du contrôleur pour inciter les voyageurs à faire la fête sur le trajet…
Moitié punks, moitié Bisounours comme disaient les Inrocks, les Grand Blanc ne se prennent pas la tête. Ils placent des textes situationnistes sur des sonorités influencées par la new wave et la pop française des années 80/90. Fans de Bashung, ils ne font rien comme les autres et, à défaut de délivrer le set du jour, ils insufflent une fraîcheur bienvenue en cette fin d’après-midi sur la scène de la Cascade.
L’avant scène, une fois encore tire son épingle du jeu malgré un chapiteau exigu et propose le psychobilly vintage de The Psychotics Monks, en sueur comme les centaines de festivaliers qui bravent une promiscuité odorante.

_dsc2687Tête d’affiche du jour et du festival, Massive Attack lancent leur cyberguerre sonore et visuelle sur les coups de 23h devant une bonne dizaine de milliers de festivaliers subjugués, une fois de plus par la mise en scène ultra recherchée de Robert Del Naja et Grant Marshall. Alors que la nuit est déjà bien tombée, les écrans géants – qui accompagnent des titres trop connus pour être cités – enviés par la NASA et la NSA elles mêmes délivrent des milliers de chiffres binaires, de logos boursiers et de dépêches wikileaks en direct, ou presque. L’offensive est totale et quand Robert Del Naja prend fait et cause pour que l’Union Européenne joue son rôle et impose une politique d’ouverture aux migrants, la communion avec le public est entière. Et sûrement, provisoire… « Burkini: Sarkozy s’excite, la gauche s’effrite » peut on lire sur l’écran géant. Les Massive Attack auraient toutes leurs chances aux élections françaises de 2017.

_dsc5761Bières et chaise longue ou poussière et scènes éloignées ? Entre les deux, le cœur balance :
Ce sont les mauvais garçons de Wolfmother (un nom à faire peur aux jeunes vierges) qui réveilleront les festivaliers fainéants du samedi sur les coups de 17h et qui nous apprendront, sur la grande scène qu’il ne suffit pas de porter la coupe de cheveux de Wayne Kramer (MC5) ou les fringues de Led Zeppelin pour jouer comme eux et éviter les lieux communs d’un rock puissant, soit, mais tellement académique…

Ce n’est rien de dire qu’ils étaient attendus par tout le landerneau du secteur musical parisien, si ce n’est français. A eux seuls, ils remportent le prix du nom de groupe le plus pénible de tout le week-end. Quand Papooz monte sur la scène Pression Live à 19h40 (soit 5 minutes avant, La Femme. Ce qui créera des prises de têtes insurmontables à tous les hipsters présents), toute l’assistance est animée d’une curiosité et d’une impatience palpables. Avec un buzz calculé et une aura venue on ne sait d’où, Ulysse Cottin et Armand Penicaut (1m60 et 1m80 ; l’un aussi blond que l’autre est brun…), les deux jeunes leaders qui viennent de sortir un premier album intitulé, Green Juice vont prendre tout le monde à revers. « On a composé nos chansons en plein hiver et on a voulu y mettre tout le soleil qui nous manquait » déclareront Papooz à la conférence de presse qui suivra. Un soleil californien de 1990 au volant d’une Ferrari rouge ! Guitare piquée, rythmiques funkisantes et voix fluettes, le mélange François & The Atlas Moutain / Simon & Garfunkel a quelque chose de migraineux et l’anachronisme, pour ne pas dire le hors sujet qui se dégagent de leurs titres mettent presque mal à l’aise ! Chaloupé comme un Cookie Dingler sous morphine et coloré comme l’Île aux Enfants, leur style remet subitement la forme et on court du côté de la scène de l’Industrie pour voir si la Femme est toujours l’avenir de l’homme.

_dsc7077La Femme.

Clémence Quélennec, malgré une voix toujours aussi peu assurée est toujours la chanteuse la plus charmante de France (juste après, Alma Jodorowsky des Burning Peacocks) et son tee shirt blanc porté sans soutien gorge affole les premiers rangs (i’m sexiste and i know it). Avec leurs titres surf, new wave, électro issus de l’album Psycho Tropical Berlin qui ont rendu le groupe célèbre jusqu’aux USA, ils attirent à eux la majorité du public de Rock en Seine et font facilement remuer la foule. Oui, mais il y a les nouveaux titres issus de l’album, Mystère (2016). Et après les très intéressants, Sur La Planche ou, It’s Time To Wake Up de 2013 qui marquaient de leurs recherches sonores et de leurs constructions minimalistes le style et le talent du groupe, voici venir les titres, Où Va Le Monde et, Mycose ! Même au second degré, les paroles crues et sans intérêts de Mycose et la facilité mélodique indochinoise de, Où Va Le Monde sont inversement proportionnelles à l’art work léché et le buzz fait autour de leur dernier album. Reste le total fashion look de Marlon Magnée (leader et compositeur) qui, depuis qu’il sort avec un top model américain ne lit plus, paraît il que la version US de Vogue…
On se dit qu’à ce compte là, autant aller écouter les deux Courtney Cox de bazar du groupe L7 qui jouent sur la scène de la Cascade peu après. Guitares à la Kiss et cheveux peroxydés, Donita Sparks et Suzi Gardner ne font pas dans la dentelle (mais ne balanceront pas leurs tampons usagés dans la foule cette fois ci) ! Et si le rock métal délivré souffre ici aussi d’un académisme remarquable, l’énergie est bonne et le set permet de défouler quelques frustrations récentes, sous une lune montante.

_dsc8000Il paraît qu’un set de Sigur Ròs équivaudrait à une retraite de méditation transcendantale sur les contreforts d’un volcan islandais… Question mise en scène, rien à redire. C’est spatial, floydien et rudement bien pensé. Questions musique et setlist, il faut quand même être sacrément amateur de Fausset (technique vocale utilisant le registre le plus aigu, mise à part la voix de sifflet) et de jeu à l’archet sur guitares pour apprécier à sa juste valeur les compositions éthérées et aériennes jusqu’au vide presque sidéral de la formation de Reykjavik. Mais, on connaît le malin plaisir à contrarier les codes musicaux de nos cousins Islandais…
Au loin, sous le chapiteau du « Dancing » démarre le DJ-set de DJ Chloé… inévitablement, c’est sur le son de ses mix électro clash dansants que se finira cette très faible journée de samedi.

_dsc0209IGGY ROCK A POP EN SEINE
Le dimanche 28 août sonne comme une rédemption à la journée précédente. L’offre est alléchante, en plus de se dérouler sous un soleil un peu moins ardent et avec une foule encore plus conséquente. Comme tous les ans, ce en ce jour chômé (pour la plupart) que viennent honorer de leurs présences tout ce que l’administration publique de l’Île de France subventionnant le festival (Région ; Département ; Mairies…) compte d’élus et de collaborateurs ayant eu accès à un certain quotas d’invitations.

Rien à jeter ?
Autre découverte pour beaucoup, Killason attise toutes les curiosités dès 16h sur la scène de l’Industrie. Quelle belle trouvaille que ce nom de scène aux multiples sens et quelle gouaille pour ce jeune frenchy qui tient la dragée haute aux rappers US, seul en scène ! Sapé comme un « ambianceur » de Kinshasa, Killason pose son flow décalé façon André3000 et ses lyrics en Anglais sur des beats lourds comme la chaleur qui inondent le par terre et la scène de l’Industrie. On a chaud pour lui dans son manteau à poils longs et il nous le rend bien avec ses poses et ses titres tapageurs.

_dsc8951Pendant que les Editors sur la Grande Scène peinent, une fois de plus à monter une histoire qui ne raconte pas grand chose au bout de 12 années d’existence, Gregory Porter fait doucement rêver la foule de la scène de l’Industrie sous des airs jazzy et une voix de crooner baryton. Présentant son nouveau projet soul, Take Me To The Alley pour l’occasion, on ressent les phéromones du son Blue Note émaner de ce grand gaillard, auteur, compositeur interprète et acteur US et de son groupe de musiciens aguerris envahir le public, féminin comme masculin.
Des allures de, « Jazz à Montreux » en plein Rock en Seine que, Sum 41 va s’efforcer de venir détruire, à grand renfort de postures post punks, de riffs stridents et de tempos rapides, et souvent répétitifs…

_dsc9337Les canadiens originaires de l’Ontario sont présents depuis déjà 20 ans. Trop populaires pour être punks et trop habitués du placement de titres dans des films à grands budgets pour être pris au sérieux par les vrais punks (Godzilla ; Les 4 Fantastiques…), le groupe de Deryck Whibley qui revient d’une longue et dangereuse maladie (due à une trop forte consommation d’alcool) et qui a vu Tommy Lee assurer les percussions entre 2001 et 2003 joue devant une foule monstre. Si on peut douter de ce mélange métal, hardcore et pop punk qui caractérise la musique de Sum 41, il faut reconnaître à l’ancien compagnon d’Avril Lavigne un certain sens de la scène et de la communication avec son public. Pas un phrase lancée qui n’utilise le mot « Fuck » mais, qui s’en soucie ? Le public est venu se faire secouer et en prendre plein les oreilles. Pour les mélodies et les constructions à étage, il va falloir encore marcher sous le soleil…

_dsc9980Presque passés sous les radars du line up, Ghinzu, le groupe Belge le plus sous-estimé des Français (Ginzu est, à l’origine une marque de couteau promettant « plus on coupe, plus il s’aiguise ») va marquer de son rock alternatif et d’une grande élégance le festival Rock en Seine. Assis à son piano, le chanteur leader, John Stargasm et ses lunettes de soleil vont enflammer l’imagination du public et la libido des festivalières et festivaliers, aux gouts certains. Le titre instrumental, 21th Century Crooners (que l’on retrouve dans l’excellent film, JC Comme Jesus Christ ou le moins excellent, Les Chevaliers du Ciel) est un modèle de rock classieux qui vient tutoyer un groupe comme dEUS. A l’écoute de ce set parfait, on imagine aisément comment les Ghinzu ont pu influencer leurs cadets de Balthazar.

_dsc0866Mais, déjà la foule nombreuse se presse aux devants de la Grande Scène. C’est l’heure de l’apéro et celle où les anciens vont démontrer que le temps ne fait rien à l’affaire. Quand on est bon, on est bon ! En 1969, il avait 21 ans et chantait déjà avec un déhanché légendaire, « 1969 ». Quand James Newel Osterberg Jr, plus connu sous le nom d’Iggy Pop déboule torse nu et jeans moulant sur la Grande Scène, c’est sous les riffs de, I Wanna Be Your Dog. Et, déjà c’est toute la foule, de 7 à 77 ans qui chavire sous la nostalgie pour certains, la transe pour d’autres et même la découverte pour une poignée d’adolescents, chanceux que le crabe ou les overdoses n’aient pas emportés ce rock’n roll animal qui a vu tant de ses amis partir avant lui, à contresens de l’histoire. Avec une setlist de 16 titres à faire pâlir de jalousie tous les artistes du week-end et couvrant toutes les époques et tous les styles de l’ancien compagnon des Stooges, Iggy Pop, 69 ans, va terrasser sa vieillesse, ses handicaps (sérieux problèmes de hanches) et une lassitude que l’on pourrait comprendre après avoir chanté certains de ses titres pendant plus de 40 ans ! The Passenger, Nighclubbing, Lust For Life ou Search And Destroy, rien ne manque à ce show énorme et sans faute qui se conclura avec une jeune fille montée du public et qui, comme dans un film de Jim Jarmush, quittera la scène accompagnée de son idole. Monsieur Iggy Pop !

Mention spéciale à Soulwax et son jeu scénique parmi les plus beaux et les plus réussis de ce Rock en Seine sur une scène de l’Industrie totalement habillée de blanc et poussé par les rythmiques puissantes et millimétrées de trois batteurs.

_dsc166722h, Foals et son lutteur grec, Yannis Philippakis ont la lourde tâche de succéder à l’Iguane sur la Grande Scène. Poils en avant sous son marcel noir et arrogant dès son entrée en scène (« Shut Up Soulwax ! »), Yannis et sa formation aujourd’hui en haut de l’affiche, quoi qu’on en pense, vont avoir du mal à prendre de l’altitude et il faudra attendre le titre, Inhaler pour être rassurés sur le statut de superstar que revendique le groupe depuis quelques temps. Eux qui n’hésitent pas à provoquer en affirmant qu’un de leur but est de devenir un « stadium band », manquent encore d’inventivités mélodiques à la hauteur de leurs ambitions et ne peuvent s’affranchir de leur hit, My Number, appartenant pourtant déjà au passé en termes de sonorités et de construction. Après 13 titres et le jeu de toutes les postures possibles et imaginables pour un Yannis Philippakis jouant l’idole des jeunes aux pieds des crash barrières, dès qu’il le peut, il est temps de foncer jusqu’à la scène Pression Live, avec nos dernières forces pour y voir Peaches et son show sexuel déjanté.
Dernier concert de Rock en Seine 2016, sur la scène de la Cascade Peaches Rock Dick In The Air va, tour à tour apparaître dans une capote ou un vagin géants, accompagnée de deux danseuses menottées et lascives à ses pieds. Sexomaniaque Peaches ?

_dsc1287Trop formaté pour les uns, trop commercial pour les autres, le festival Rock en Seine ne laisse personne indifférent. Avec une météo de rêve, mais un line-up plutôt faiblard pour le festival au plus lourd budget de France (ramené au nombre de festivaliers) Rock en Seine est une ville dans la ville et il convient, quoi qu’on en pense de rendre hommage aux organisateurs et autres centaines de bénévoles qui ont rendu possible ces trois jours de concerts, en plein état d’urgence et encerclés par des centaines de CRS en armes (attentats récents obligent…).

La galerie de Freakshow Magazine propose une trentaine de concerts qui ont eu lieu cette année au parc de Saint-Cloud.

Texte: Olivier Kalousdian
Photos: William Soragna

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