Jay-Jay Johanson au centre Pompidou, un voyage au paradis escorté par un ange…

A l’occasion du 20e anniversaire de son premier album, Whiskey, Jay-Jay Johanson nous avait donné rendez-vous dans un lieu atypique. C’est en effet dans la grande salle du Centre Pompidou, habituellement réservée à des spectacles de danse, qu’a eu lieu cette douce célébration. Un bel écrin pour un magnifique anniversaire. Comme l’artiste l’a rappelé durant la soirée, il doit beaucoup de son succès au public français, et c’était donc une jolie façon de lui faire ce cadeau. D’ailleurs les fans de la première heure étaient présents en nombre et semblaient tous ravis.

Pour ouvrir la soirée, nous faisons connaissance avec un pianiste, auteur, compositeur et interprète, Leonard Lasry. Un musicien qui accorde son goût pour la mode, l’art contemporain et le cinéma avec son art au travers de multiples projets. Accompagné par un guitariste, il nous propose quelques morceaux au piano, qui plongent la salle dans une atmosphère emprunte de légèreté, de rêves et de délicatesse. Nous vous invitons à découvrir cet artiste en écoutant les nombreux morceaux proposés en écoute sur son site http://www.leonardlasry.com/.

_DSC0445Whiskey est évidemment un album qu’on a écouté pendant plusieurs mois, et qu’on continue encore à écouter aujourd’hui. Les compositions trip-hop de cet opus, ainsi que celles des albums suivants, semblent indémodables. C’est la combinaison, voix de crooner de Jay-Jay Johanson posée sur des mélodies de piano, et des sons électroniques au tempo saccadé, qui rend sa musique résolument moderne. Nous sommes assez loin du trip-hop de Portishead que nous trouvons plus brut, et souvent moins mélodieux.

_DSC0990Le parti pris de cette soirée était bien évidemment de mettre à l’honneur ce premier album, et le suédois ne nous a pas déçu, en proposant tout simplement de l’interpréter dans son intégralité. En plus de son pianiste habituel, et d’un batteur, trois autres musiciens ont participé chacun à leur tour sur différents morceaux. L’on se sent flatté de reconnaître tous les titres issus de cet album qu’on a soit même écouté des centaines de fois. La prestation est parfaite et reste fidèle à l’original dans les moindres détails, en allant même jusqu’à reproduire les effets de vocodeurs sur I Fantasize Of You. La soirée n’en reste pas là, et le concert du suédois se poursuit avec une sublime setlist composée de morceaux extraits des différents albums. Il en profite pour nous proposer des morceaux a capella, ou encore juste piano-voix qui nous rappellent une autre agréable soirée que nous avions passé avec lui au New Morning il y a quelques années.

_DSC0841Certains pourraient taxer la musique de Jay-Jay de mélancolique ou même de dépressive. De notre côté nous retenons plus volontiers le côté jazzy de certaines compositions qu’on reçoit comme des vagues de douceurs. Lors de cette soirée, nous avons en particulier adoré l’interprétation de NDE, morceau extrait du dernier album en date Opium, qui décrit une expérience de mort imminente. Loin d’être morbide, la chanson nous décrit un voyage au paradis escorté par des anges. Le refrain « Oh it’s frightening, but yet so delightful… » résonne encore dans notre esprit.

A la fin de la soirée, Jay-Jay s’est amusé à nous donner un autre rendez-vous, dans 20 ans de plus, car, lui, a bien l’intention de continuer à nous ravir pendant des années encore. Avant cette échéance, et à plus court terme, pour ceux qui ont manqué ce concert exceptionnel au Centre Pompidou, sachez qu’il sera de retour en France le 22 novembre pour un concert à l’Alhambra de Paris.

NDE video

Remerciements: Ivica, Alexandre de l’agence Myra, le Centre Pompidou et son équipe qui nous ont accueillis très chaleureusement.

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William Soragna conjugue sa passion pour la musique et son talent de photographe pour illustrer les articles de Freakshow magazine.

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