Les Femmes S’en Mêlent

Le Festival – source https://lfsm.net/

Le festival LES FEMMES S’EN MELENT célèbre la scène féminine indépendante depuis maintenant 20 ans. La 21ème édition parisienne se déroulera les 15, 16 et 17 mars 2018 à la Machine du Moulin Rouge. Le festival a choisi d’investir pendant trois jours ce lieu unique aux espaces multiple pour toujours et encore programmer des artistes d’horizons variés, mais aussi pour faciliter les rencontres, le partage et la découverte. L’occasion de célébrer une nouvelle fois la créativité féminine.

A sa naissance en 1997, il ne s’agissait alors que d’un unique concert parisien, le 08 mars, journée internationale de la femme. Gardant cette même idée de départ mais s’affranchissant de cette journée de célébration, les Femmes s’en Mêlent s’étend désormais dans toute la France, en Belgique et en Suisse et sur plusieurs soirées à Paris.

Porté avec passion et curiosité, reconnu pour son éclectisme et son exigence, le festival met en avant des artistes innovantes, téméraires, affranchies et profondément singulières. Prenant appui sur une scène féminine de plus en plus riche et variée, il s’est développé au fil des années pour devenir un rendez-vous européen incontournable. Tirant partie de sa renommée il accueille de nombreuses artistes internationales et fait la part belle à la découverte et à l’émergence de nouveaux talents.

Les Femmes s’en Mêlent, hormis ce subtil jeu de mots dénotant avec un certain plaisir la présence de plus en plus importante des femmes dans la musique, est un festival militant, solidaire, défricheur et indispensable.

_DSC9846Soirée d’ouverture – 15 mars 2018

Nous nous sommes rendus à la Machine du Moulin Rouge où se déroulait la soirée d’ouverture de l’édition 2018 du Festival. L’occasion de découvrir, en live, la sublime artiste franco-iranienne qui s’était fait remarquée à l’occasion de l’émission télévisée The Voice, en interprétant notamment une reprise de Portishead Glory Box. Mélangeant subtilement des influences de la soul des années 50 et 60, au rock abrasif des années 90, cette guitariste autodidacte nous a interprété de magnifiques morceaux, que nous pourrons retrouver sur son nouvel EP à paraître fin avril.

_DSC9790La soirée s’enchaîne avec une projection d’un montage de différents reportages issus de l’émission culte Tracks (ndlr sur Arte). Ce film met en avant les luttes menées par différentes femmes, que ce soit dans le domaine culturel, politique ou tout simplement humain. L’occasion de souligner entre autre l’importance du rôle joué par Angela Davis, célèbre activiste afro-américaine, leader du parti communiste aux Etats-Unis dans les années 60, très impliquée entre autre dans le mouvement des droits civils.

_DSC0455_framedAprès deux lectures de textes dont un troublant sur la lettre rédigée par une jeune femme américaine, abusée par un homme alors qu’elle était dans un état d’ivresse avancé, nous accueillons un groupe surprenant de rock-post punk japonais, constitué évidemment exclusivement de femmes également, Tsushimamire. Célèbre aux Etats-Unis à la suite d’un festival à Austin, le groupe offre un set un peu fou-fou mélant humour et rock déjanté…

Le Festival propose encore deux concerts à venir sur Paris, dont Findlay le lundi 26 mars au Café de la Danse. Le détail du programme est disponible sur le site officiel ici: https://lfsm.net/programmes/paris

 

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William Soragna conjugue sa passion pour la musique et son talent de photographe pour illustrer les articles de Freakshow magazine.

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